Le foot, ce n’est pas que la FIFA.

Le foot, c’est d’abord des joueurs, une équipe. Un peu comme un gouvernement.

On pourrait ainsi comparer le gouvernement Valls à la team Domenech de la Coupe du monde 2010 : une équipe qui perd et un entraîneur têtu qui n’accepte pas les reproches. Valls, pas plus que Domenech, ne supporte la contradiction. Et dans le cas de Valls, c’est assez problématique : il vient ainsi de décréter qu’il allait recadrer les frondeurs. Et les frondeurs, ici, ce ne sont pas des joueurs qui ont décidé de boycotter un entraînement, ce sont des députés socialistes qui s’opposent à certaines mesures gouvernementales ; des députés qui gardent leur libre arbitre ; des députés élus par le peuple et qui tentent simplement de respecter leurs promesses envers le peuple.

Et ça, ça ne passe pas. L’exécutif s’étrangle.

Valls a déclaré que les députés doivent soutien et confiance à Hollande et qu’il faut « de la loyauté envers le gouvernement ». Quel maudit niaiseux comme diraient les Québecois ! Car, soyons clair, de quoi s’agit-il ? Notre premier ministre exige des députés que ces derniers soient aux ordres non pas du peuple mais du gouvernement.

Voilà un Premier ministre qui n’accepte donc pas le rôle du parlement qui est de contrôler l’action du gouvernement. C’est gravissime.

Quand par dessus le marché transatlantique, Valls « en a assez des critiques lancinantes à l’égard du président car il incarne la France et nos valeurs », c’est affligeant de bêtise ! Que Valls et Hollande s’en aillent s’ils n’acceptent pas les critiques. De toute façon, non, nous ne partageons pas tous les mêmes valeurs ; tout comme nous ne partageons pas tous les mêmes coupes de cheveux…

On se moque beaucoup en ce moment des coupes de cheveux de nos footballeurs ou plutôt de LA coupe de cheveux devrais-je écrire, car ils ont quasiment tous la même : rasé sur le côté un peu plus long au dessus, parfois en mode banane ou crête ; en fait les footballeurs ont adopté la célèbre coupe de la lesbienne parisienne qui date déjà de quelques années. Est-ce un hommage aux femmes, aux lesbiennes ? A ce stade, rien ne permet de le certifier.

Mais même si je me moque de la coupe de cheveux de notre équipe masculine de foot, je préfère les coupes de cheveux de nos footballeurs à la coupe gouvernementale : un homme au gouvernement est soit chauve ou presque, soit coupé comme le gendre idéal : une coupe sans créativité, sans humour, sans renouveau, un peu vieille france Cyrillus, une coupe à l’image du programme politique du gouvernement : austère et sans risque.

Peut-être que le sélectionneur politique devrait lui aussi oser la coupe banane pour son équipe ? Imaginez un ministre du travail aux cheveux longs, un ministre de l’économie un peu punk avec une crête, un ministre de l’éducation avec des tatouages capillaires. Je ne doute pas qu’alors, les politiques menées seraient un peu plus funky que la politique-à-papa qu’on nous sert depuis des lustres pour ne surtout pas bouger les lignes bien droites qui nous mènent dans le mur d’un système foireux.

Mais vous l’aurez compris comme moi, le changement ce n’est pas pour maintenant. Alors en attendant que le gouvernement nous fasse rêver, certains et certaines iront rêver un peu devant leurs écrans, en regardant au-delà des coupes de cheveux, de beaux moments de sport car le spectacle est au rendez-vous. Allez la Grèce !

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D-SOS-DAY

Ci-dessus en version audio et ci-dessous en version texte :

D-SOS-Day

MySOS, c’est une nouvelle application pour personnes en détresse.
Vous vous enregistrez comme ange gardien ou comme personne susceptible de mourir à tout moment d’un arrêt cardiaque ; vous êtes alors géo-localisé en permanence. En cas de pépin vous n’avez plus qu’à appuyer sur une touche et les anges gardiens qui ne se trouvent pas loin sont contactés pour venir vous sauver la vie.

D’où l’idée de Jean-François Copé de lancer une version adaptée de MySOS : MySOSprobité, application pour personne en détresse judiciaire.
Vous vous enregistrez mais en tant qu’escroc ou bouc émissaire. En cas pépin – ici il ne s’agit pas d’arrêt cardiaque mais plutôt de garde à vue ou de mise en accusation publique -, vous appuyez sur un bouton et le bouc émissaire le plus proche de vous est envoyé sur BFM TV ou TF1 pour se sacrifier devant des téléspectateurs crédules.

Dans les deux cas, MySOS pourrait permettre de sauver des vies mais pas forcément les bonnes, pas comme en juin 1944.

En effet, le 6 juin 1944, notre MySOS pays en détresse avait bien fonctionné : 20 000 véhicules, 1 200 bateaux de guerre, 860 cargos, 736 navires, plus de 4 000 péniches et engins, près de 200 000 anges gardiens venus à notre rescousse. Imaginez qu’en 1944, on n’avait ni les smartphones, ni les applications qui vont avec, ni même BFMTV ! Et pourtant, aujourd’hui 200 000 hommes ne suffiraient pas à sauver Copé et l’UMP…

Quant au prochain débarquement censé sauver la France et le monde, quoi qu’en pensent Hortefeux et Morano, j’ai peur que Sarkozy… Comment dire… N’y suffise pas !

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L’Europe et le Président

Ci-dessus en version audio et ci-dessous en version texte :

Un président, ça préside.
Ça a la charge de, ça veille à.
Un président de la France, par exemple, ça a la responsabilité d’un groupe de citoyens, Français tant qu’à faire.
Ça emmène ses troupes un président, ça dirige.

Alors, comment appelle-t-on un président qui nous amène à ne pas voter ou à voter en nombre pour l’extrême-droite ? Est-ce qu’on devrait appeler ça un président de droite ?

Voyons les choses sous un autre angle : est-ce qu’on peut encore appeler ça un président de gauche ?

Quand je suis née, le slogan du vrai président, du seul qui compte, c’était : Président, la certitude d’un vrai camembert. 

40 ans après, le camembert est toujours là, une vraie réussite ; c’est devenu l’une des icônes de la France, tandis que l’autre Président, celui qui a des lunettes, n’est plus que synonyme d’échec et de honte.

Pourtant, lui aussi s’est affiné avec le temps. Il faut croire que l’affinage réussit plus au Président camembert qu’au Président Hollande.

De ces 2 pâtes molles, une seule restera dans les annales de l’histoire comme le symbole d’une France qui dure, qui traverse les siècles et qu’on adore toujours autant ; l’autre pâte molle, n’en doutons pas, disparaîtra du paysage politique, les français n’aiment pas quand ça pue et que ce n’est pas du fromage.

Peut-être avez-vous voté le 25 mai ? Ou pas. 
Dans les 2 cas, peut-être en avez-vous marre de l’austérité qui n’amène que des vaches maigres.

Peut-être, du coup, que quand le Président a pris la parole pour vous expliquer que ce n’était pas la peine d’en faire tout un fromage, vous vous êtes dit que vous aviez bien fait de changer de crèmerie !

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L’Europe et le linge sale

Ci-dessus en version audio et ci-dessous en version texte :

Ce matin j’ai décidé que je ne sucerai jamais un éléphant. Grâce au twiteur Un psy en prison, j’ai appris que cela pourrait être très dangereux pour moi, puisque l’éléphant, prenant plaisir – ça peut paraître prétentieux mais je ne doute pas de mes capacités de suceuse ! -, l’éléphant donc, pourrait éjaculer 70 litres de sperme à une distance de 110 mètres, autant vous dire qu’il faudrait mieux que je m’écarte très vite si je ne veux pas mourir étouffée !

A propos de branlette, vous avez sûrement entendu parler d’une des premières mesures choc du maire d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, qui a décidé d’interdire de pendre du linge aux fenêtres. Cette mesure qui peut paraître anodine, ne l’est pas. C’est au contraire tout un symbole : l’urgence pour l’extrême droite, c’est de combattre le linge propre, tandis que d’autres partis préfèrent, eux, s’attaquer au linge sale. Faites vos jeux citoyens ! C’est dimanche qu’on vote.

En parlant de linge sale, Isabelle Balkany est mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Rappelons que les Balkany ont déjà été condamnés, pour prise illégale d’intérêt en 1999. Mais à Levallois-Perret, comme à Béziers, on aime le linge sale ! D’ailleurs, en général, les partis qui préfèrent le blanc et qui se vantent de laver plus blanc que blanc, sont ceux avec les candidats les plus crades. On affiche le blanc, mais derrière c’est le brun qui domine.

Un jour, un tour, une possibilité unique de laver son linge sale en famille… politique bien sûr !